• Première mobilisation nationale

    dans l’enseignement professionnel public

     

    À l’occasion de la Journée d’action unitaire dans la Fonction publique à l’appel de la CGT, de la FSU et de Solidaires, les lycées professionnels sont en grève à l’appel de l’intersyndicale de l’enseignement professionnel public (Snuep-FSU, Snep-FSU, Snetap-FSU, CGT-Éduc'action, SUD-Éducation).

     Les personnels de l'enseignement professionnel ont répondu présent puisque 20 % d’entre eux étaient en grève aujourd’hui, avec des pics allant jusqu’à plus de 30 % dans certains établissements.

     Cette première mobilisation fait état de l’exaspération des personnels de lycée professionnel qui ont ainsi exprimé leur opposition :

     - au blocage des salaires depuis 3 années consécutives et à la perte importante de pouvoir d’achat ;

     - au transfert de compétences de l’État vers les régions en matière d’orientation, de formation professionnelle initiale et du traitement du décrochage scolaire ;

     - aux suppressions de postes et de sections, avec notamment le transfert des formations initiales sous statut scolaire vers l’apprentissage ;

     - aux dégradations des conditions d’enseignement et de travail des personnels avec la réforme du Bac Pro en 3 ans et l’imposition du mixage des parcours et des publics voulu par les Régions ;

     - à la généralisation du contrôle en cours de formation (CCF), avec l’exigence d’un retour à des diplômes nationaux seuls garants des qualifications et d’équité territoriale.

     Le ministre doit entendre la voix des personnels : le SNUEP-FSU continuera de faire résonner celle de ceux des LP, SEP, SEGPA et EREA. La refondation de l’école ne peut se faire sans eux ou contre eux.


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     Pour une véritable refondation du second degré,

     AVEC NOUS !

     

    Monsieur le Ministre,

    Vous avez affirmé à maintes reprises votre volonté de « Refonder l’École » et, pour ce faire, engagé une vaste concertation à laquelle les syndicats de la FSU ont activement participé.

    Nous, personnels d’enseignement, d’éducation et d’orientation, attendons de la loi que vous allez présenter au Parlement, un souffle nouveau pour nos élèves, nos métiers et nos professions.

    Après des années marquées par la dégradation continue de nos conditions d’emploi, de travail et de salaire, par le mépris affiché d’un pouvoir qui niait les réalités sociales et scolaires auxquelles nous sommes confrontés, nous espérons obtenir enfin les moyens pédagogiques, éducatifs et matériels de faire notre travail sereinement et en accord avec les valeurs que nous portons dans l’accomplissement de nos missions.

    Nous avons conscience que les arbitrages que vous rendrez ne peuvent être totalement consensuels, mais vous rappelons votre engagement à ne pas transformer l’École contre ceux qui, contre vents et marées, ont continué à exercer leur métier au service de la réussite de tous.

    À ce titre, nous attendons une véritable rupture avec les politiques éducatives précédentes, pour une transformation progressiste de l’École. Nous voulons une école qui offre à tous les jeunes la réelle possibilité de s’approprier des outils permettant l’émancipation, la confrontation avec le réel dans sa complexité, la réflexion critique et l’accès à une qualification reconnue ; une école qui lutte contre les inégalités et les discriminations, qui crée l’ambition de tous dans tous les établissements et tous les territoires ; une école qui sait s’appuyer sur l’expérience, la réflexion et la complémentarité des personnels, dans des équipes éducatives qui sont aussi la richesse du système éducatif français ; une école qui, plutôt que de renforcer les hiérarchies locales, sait favoriser les initiatives des équipes et rétablit de la démocratie dans des établissements où sévit parfois aujourd’hui une gouvernance obtuse...

    Prêts à nous engager dans un projet à long terme qui ouvre de véritables perspectives démocratiques, nous sommes aussi déterminés à ne pas nous laisser imposer ce que nous considérerions comme des remises en cause majeures de ce qui fonde notre identité professionnelle.

    Il en est ainsi de toute mesure conduisant à rompre l’unité du second degré, de toute tentative d’imposer des dispositions qui conduiraient à créer une forme d’unification des premier et second degrés. L’enjeu d’une entrée en Sixième profitable à tous les élèves mérite mieux que la solution paresseuse de la mise en place d’un nouveau cycle artificiel à cheval sur le primaire et le secondaire.

    Il en est ainsi aussi de la mise sous double tutelle État-Région des personnels de l’orientation, du transfert des centres d’information et d’orientation aux Régions ou de l’abandon de la maîtrise de l’État sur la carte des formations professionnelles et technologiques.

    En outre, sans attendre l’ouverture des discussions que vous avez annoncées sur le collège, sur les trois voies du lycée, sur le métier et sur la formation initiale et continue, la situation actuelle, héritée des choix antérieurs, demande que soient prises des mesures transitoires, tant en collège qu’en lycée, de nature à alléger les difficultés d’exercice et la charge de travail, de redonner du sens aux métiers. Il est tout aussi indispensable d’ouvrir le chantier de la revalorisation de nos métiers, de nos salaires et de nos carrières, et de mettre en œuvre un plan pluriannuel de recrutements à hauteur des besoins.

    C’est parce que nous partageons vos objectifs déclarés de lutte contre les inégalités scolaires et sociales insupportables, que nous nous adressons à vous solennellement.

    Réussir la refondation de l’École que le pays exige nécessite la mobilisation de tous, vous le savez et l’avez répété. Nous attendons les engagements forts qui permettront aux personnels du second degré de relever ce défi.


  • Refondation de l’Ecole – Des orientations contrastées : les débats sur les textes d’application seront déterminants

    6 décembre 2012

    Communiqué de presse SNES-FSU, SNEP-FSU, SNUEP-FSU 

    Cherchant à maintenir des équilibres issus de la concertation, le projet de loi de « refondation de l’Ecole » répond partiellement à des attentes fortes de la profession : suppression de la note de vie scolaire, redéfinition du « socle commun de connaissances, de compétences et de culture » confiée à « un conseil supérieur des programmes », suppression de « l’apprentissage junior », volonté d’une véritable formation initiale et continue des enseignants, qui reste à construire, réaffirmation du rôle de l’éducation nationale dans la formation continue des adultes… Il réaffirme la volonté de lutter contre les sorties sans diplôme ou qualification.

    Cependant, il renvoie les sujets les plus conflictuels à la rédaction des décrets d’application ou à la loi de l’acte III de la décentralisation, que ce soit sur la mise en oeuvre d’une meilleure articulation entre le premier degré et le collège, sur le devenir de l’orientation solaire et de ses personnels et sur le pilotage des cartes de formation professionnelles et technologiques.

    Si le volet programmation, avec la confirmation des créations d’emplois dans les 5 années à venir, traduit la priorité donnée à l’éducation et à la jeunesse, le projet de loi et son rapport annexé ne donnent pas d’indications sur les améliorations que les personnels du second degré attendent et qui sont fondamentales pour réussir « une refondation » en termes de conditions de travail et de revalorisation de leurs métiers.

    Le SNES-FSU, le SNEP-FSU et le SNUEP-FSU considèrent que la création d’un cycle artificiel CM2-6ème, par ailleurs piloté au moins pour une part par un conseil école-collège, ne peut être la réponse au problème posé par la liaison entre le primaire et le secondaire. Le collège doit être mieux affirmé comme la première étape d’un second degré qui amène toute une génération dans une des trois voies du lycée qui reste le grand oublié de ce projet.
    Le SNES le SNEP et le SNUEP rappellent leur l’ambition de démocratisation de l’accès aux diplômes de niveau IV et aux qualifications et, à ce titre, regrettent que cette ambition n’ait pas trouvé de traduction par la prolongation de la scolarité obligatoire à 18 ans.

    Beaucoup d’éléments restent donc à préciser pour concrétiser certaines ambitions que semble vouloir porter ce projet de loi.

    Face aux incertitudes qui demeurent au regard du prochain projet de loi de décentralisation, le SNES-FSU, le SNEP-FSU et le SNUEP-FSU réaffirment leur opposition à toute décentralisation de l’orientation scolaire ou mise sous double tutelle Etat-Régions des conseillers d’orientation-psychologues dont la contribution à la réussite scolaire doit être réaffirmée. A ce titre, ils combattront la vision restrictive de l’orientation scolaire développée dans le projet de loi d’orientation et son rapport annexé. Par ailleurs ils s’opposent à toute perspective de décentralisation du pilotage de la carte des formations professionnelles et technologiques.

    Le SNES-FSU, le SNEP-FSU et le SNUEP-FSU alertent les personnels sur certains dangers potentiels de ce projet. Ils les appellent à s’exprimer publiquement dès maintenant sur leurs exigences et aspirations. La plus grande vigilance étant par ailleurs nécessaire lors du débat parlementaire, ils les appellent à peser dès à présent sur les choix non tranchés par la loi et qui devront l’être par le ministre dans les mois qui viennent.

     


  •  

    Pétition nationale de la FSU :

    Augmenter nos salaires : Une exigence sociale forte et légitime !

     

    Monsieur le Président,
    Madame la Ministre de la Fonction Publique,

    Les politiques salariales dans la Fonction Publique, passées et actuelles, sont désastreuses. Elles entraînent de jour en jour les agents dans une spirale permanente de dévalorisation et de déclassement salarial, amenant ainsi une part de plus en plus grande d’entre eux dans une situation économique difficile.

    Depuis 2000, c’est 13% de pouvoir d’achat perdu. 20% des agents sont payés au SMIC, les qualifications ne sont plus respectées et reconnues ! Et dans le même temps, les politiques indemnitaires ont joué contre l’emploi et les solidarités.

    La juste rémunération du travail des agents publics aurait de plus un effet positif sur la relance économique, participerait activement au financement de la protection sociale et apporterait in fine une contribution supplémentaire pour les recettes de l’Etat. L’austérité n’est pas la solution, elle est au contraire un amplificateur de la crise comme le montre l’exemple des pays européens engagés dans cette voie !

    Augmenter les salaires dans la Fonction publique, c’est possible mais cela passe par une autre politique fiscale mettant à contribution tous les revenus et visant plus de justice.

    C’est pourquoi nous exigeons une mesure générale immédiate, la suppression de la journée de carence et l'ouverture de véritables négociations sur :
    1. La revalorisation de la valeur du point d’indice (gelé depuis 3 ans), son indexation sur les prix, des mesures de rattrapage des pertes ;
    2. Un salaire minimum à 1600 € net ;
    3. La reconstruction de la grille avec en première mesure, une augmentation uniforme de 50 points ; des carrières linéaires déconnectées de l’évaluation et d’un pseudo mérite ;
    4. La revalorisation salariale des filières féminisées, bien moins rémunérées ;
    5. L’intégration des indemnités dans le salaire sous forme indiciaire

     

    Signez massivement la pétition en ligne :

    http://www.fsu.fr/petitions/?p=3


  • Du côté de la section académique d’Aix-Marseille

    Le SNUEP-FSU Aix Marseille se réorganise

     

    Notre académie était une des rares où le SNUEP n'était pas structuré, bien qu'ayant des militant-es ou adhérent-es dans de nombreux établissements (LP de la Méditerranée-La Ciotat, La Floride, L'Estaque Camille Jullian-Marseille, Privat-Arles, Maurice Genevoix-Marignane, dans plusieurs Segpa Aix Septèmes, à Veynes, …).

    Les attaques récentes contre l'enseignement professionnel et ses personnels nécessitent l'existence d'une organisation syndicale exigeante, revendicative, rassembleuse, c'est le rôle que se donne notre syndicat.

     Vendredi 5 octobre, une assemblée académique s'est tenue à Marseille. Un collectif d'organisation a été mis en place avec :

    • Jean-Michel Beltran (correspondant académique, LP Privat Arles 13),

    • Eyssette Gisèl M Gene (LP Genevoix Marignane 13),

    • Peru Christian (collège de Veynes 05),

    • Raimondi Nathalie (LP Latécoère Istres 13)

    • Venturini Christine (SEGPA Arc de Meyran Aix 13)

    • Ruana Sylvette (LP de l'Estaque Marseille 13)

     

    L'adresse postale est :

    SNUEP-FSU Aix-Marseille, Bourse du travail

    23 bd Charles Nedelec,

    13331 Marseille Cedex 3

     Pour nous contacter par mail : 

    snuep-aix-marseille@orange.fr

    N'hésitez pas à nous contacter pour tout problème de carrière, pour échanger des infos sur nos

    établissements, sur l'avenir de l'enseignement professionnel, …

     

    Rejoignez le SNUEP, renforcez l'équipe académique
    pour un avenir à l'enseignement professionnel
    public,
    pour la défense intransigeante des PLP et tous les personnels

     





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